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Qwant, le moteur de recherche français qui protège votre vie privée

Qwant n’est pas que l’instigateur du concours SEO qwanturank, c’est aussi et surtout un moteur de recherches français créé en 2013 avec la promesse de ne pas collecter de données à propos de ces utilisateurs (via les fameux cookies) et de respecter leur vie privée. En gros, c’est l’anti-Google.

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Qwant, le moteur de recherche qui respecte votre vie privée

Depuis ses débuts, Qwant se veut la “Suisse de l’Internet” en raison de son absence de traçage. C’est un peu l’équivalent européen de DuckDuckGo (pour ceux qui connaissent).

Depuis leur début, en 2013, la startup française a développé sa propre technologie de crawl (le robot maison s’appelle Qwantify), d’index et de classement des résultats de recherche, ce qui lui permet d’offrir une vraie alternative au GAFA (Google et Bing pour les moteurs de recherche). Au delà de la protection de la vie privée, c’est un argument non négligeable quand on connait les risques de confier nos données à des firmes américaines (que ce soit après l’affaire PRISM ou à cause de l’extraterritorialité du dollar US).

Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par Eric Léandri (l’un des fondateurs avec Patrick Constant et Jean-Manuel Rozan) et compte près de 200 employés, parmi lesquels on compte notamment Tristan Nitot, gourou de l’internet libre français (ancien président de la fondation Mozilla en Europe) qui a rejoint l’entreprise en 2018.

Un moteur de recherches qui séduit… mais aussi qui attise quelques critiques

Qwant traite plusieurs milliards de requêtes et compte un nombre grandissant d’utilisateurs. Certes, les parts de marché des moteurs de recherches montre une stagnation, mais il faut se méfier de ces études. Elles analysent les chiffres en provenance de Google Analytics, et Qwant a justement un problème sur GA : son trafic n’est pas considéré comme du trafic organique mais comme du referral (site referrants).

Les usages, eux, montrent que de plus en plus de monde l’utilisent. De nombreuses administrations (comme les régions PACA, Ile-de-France, Bretagne, Normandie, Occitanie…) ont switché de Google à Qwant. Il est également désromais utilisé par le ministère des Armées, de l’entreprise d’aéronautique Safran et du CNES (Centre National d’Études Spatiales). Il est aussi le moteur de recherches par défaut sur les téléphones Wiko et le navigateur Brave (en France).

Cependant, il est loin de faire l’unanimité. Il reçoit de nombreuses critiques dans le monde du SEO. Tout d’abord, pour prendre systématiquemnt du retard sur leurs annonces. Certains produits, comme Qwantmail ou webmaster tool sont attendus depuis des années, ce qui a créé déception et frustration.

Aussi, la qualité et la pertinence de ces résultats sont souvent remis en question. À juste titre parfois. Mais, à leur décharge, leurs équipes ont fait d’énormes progrès ces derniers temps et cela s’est beaucoup amélioré (même s’il y a encore quelques lacunes, comme les recherches locales sur mobiles, qui souvent donnent des résultats trop informatifs au lieu d’être directionnels).

Et enfin, la dernière critique que l’on entend souvent est que Qwant a choisi d’héberger (une partie de) ses données chez Microsoft, ce qui a amené le monde du SEO à se questionner sur leur indépendance envers Bing. Là-dessus, l’entreprise a répondu que cette décision répond à un besoin de stockage croissant pour pouvoir faire tourner leur technologie, et qu’aucun hébergeur français ne pouvaient répondre à ce besoin, même OVH.